Atout Sport



 

 

 Approvisionnement du muscle en oxygène.

 

 

 

Pour l'oxygène tout débute au niveau du poumon et plus précisément au niveau de la membrane alvéolo-capillaire ( entre l'alvéole pulmonaire et la vascularisation du poumon ).

L'oxygène, inspiré au niveau des bronches, arrive à l'alvéole.

Au niveau du sang, une molécule circule, c'est l'hémoglobine (constituant essentiel du globule rouge). Une des propriétés de l'hémoglobine, est sa grande affinité pour l'oxygène. 

Ainsi lorsque le sang passe au niveau de la membrane alvéolo-capillaire, l'oxygène diffuse naturellement, passivement, pour se fixer et saturer l'hémoglobine ( cette dernière attire l'oxygène comme le ferait un aimant). 

Ensuite, l'hémoglobine joue le rôle de transporteur de l'oxygène, et amène ce dernier, via les vaisseaux, vers les tissus périphériques et notamment les muscles.

 

 

Tout le problème est alors de libérer, de lâcher l'oxygène pour le mettre à disposition des muscles ; en effet rappelons que l'hémoglobine a une grande affinité pour l'oxygène.

 

En fait cette affinité, encore appelée saturation de l'hémoglobine en oxygène, dépend de certains facteurs :

  1. La chaleur : si la chaleur locale augmente, la saturation diminue, ce qui libère de l'oxygène.
  2. L'acidité du milieu : si l'acidité augmente, la saturation diminue.

 

Ces deux conditions sont réunies au niveau du muscle et ce d'autant plus que ce dernier travaille.

Plus l'effort est grand, plus la chaleur et l'acidité augmente, libérant d'autant plus d'oxygène pour le muscle.

Par ailleurs, au niveau du muscle, la vascularisation est très riche, entourant et "baignant" les fibres musculaires.

Ainsi, l'oxygène libéré, diffuse tout simplement vers la libre musculaire.

 

Il existe également, au niveau du muscle, une petite quantité de myoglobine ( comparable à une hémoglobine ) qui fixe de l'oxygène, ce qui constitue une petite réserve pour débuter un effort musculaire.

 

 

RETOUR

 

 

 

 



 

Effets de l'entraînement

sur la fibre musculaire.

 

 

Tout abord, un peu de typologie.

L'élément unitaire du muscle, ou cellule musculaire, s'appelle la fibre musculaire.

Ces fibres musculaires peuvent être de types différents :

 

De plus chaque fibre musculaire reçoit un "filet" nerveux de commande (de la contraction), appelé motoneurone.

Les caractéristiques de ce motoneurone sont différentes, selon le type des fibres, rapides ou lentes +++

 

Chez l'homme sédentaire.

Chaque muscle est constitué d'une association des deux types de fibres. Cette combinaison se fait selon une proportion, de fibres lentes et rapides, qui se retrouve au niveau de tous les muscles. Il existe, donc un certain déterminisme génétique.

L'effet de l'entraînement.

Effet de la spécificité du sport.

Un entraînement prolongé en endurance va augmenter le pourcentage de fibres lentes au niveau des muscles.

Ainsi, le muscle travaillera mieux en métabolisme aérobie.

Un travail en résistance aura l'effet inverse, et augmentera la proportion des fibres rapides.

Mais il faut bien comprendre que pour obtenir de telles modifications, le sport doit être vraiment spécifique et l'entraînement prolongé dans le temps. Ainsi, un marathonien et un sprinter de 100m, n'auront pas le même profil myotypologique.

 

Oui, mais alors ?

 Ne pourrait-on pas sélectionner des jeunes sportifs sur leur profil ( génétique) de fibre, et les entraîner, spécifiquement, pour en faire des champions.

En fait, cela n'a aucune valeur prédicative sur la performance, et seul l'entraînement assidu donne des profils spécifiques.

Il semble que ce soit le fonctionnement des motoneurones ( dont les caractéristiques varient, selon les fibres lentes, ou rapides ) qui modèle ainsi les muscles à la spécialisation du sport.

 

RETOUR 

 

 

 

 



 

 

Endurance et asthme

 

 

Tout d'abord, voyons ce qu'est une crise d'asthme.

Il s'agit d'une contraction réflexe des petites bronches pulmonaires en réponse à un stimuli, le plus souvent d'origine allergique.

Le sujet présente alors une difficulté à expirer l'air qui a été inspiré.

 

L'asthme n'est pas une contre-indication au sport, sauf pour la plongée en bouteille ( l'air sec contenu dans les bouteilles favorise les crises d'asthme et les conséquences d'une crise à 10 mètres de profondeur seraient dramatiques ).

De même il faut faire une restriction pour certains asthmes très sévères, qui doivent bénéficier de programmes de réadaptation à l'activité physique en milieu spécialisé.

 

Dans tout les autres cas, le sport ne peut être que bénéfique et surtout chez l'enfant :

 

Mais voilà le sport lui même peut favoriser la survenue de crises d'asthme, ce que l'on nomme le bronchospasme induit par l'effort ( BIE ).

Ce BIE serait dû à une irritation directe des petites bronches par l'air inspiré et ce d'autant plus que l'air inspiré est froid et sec.

 

Et c'est à juste titre que la natation ( ambiance chaude et humide ) est souvent conseillée aux enfants asthmatiques.

 Parmi les autres sports, il semblerait que ceux pratiqués en endurance et notamment la course soient les plus déclencheurs de BIE.

 Ce BIE survient dans les premières minutes de l'effort et une fois maîtrisé ( si besoin, par une bouffée de ventoline ou de cromoglycate ) il existe une période réfractaire, de 2 heures environ, à ces crises d'asthme induites par l'effort.

 Un échauffement spécifique, à base de fractionnés, semblerait diminuer la survenue de ces BIE.

 En conclusion, même si l'endurance, surtout en ambiance froide et sèche, et l'asthme ne paraissent pas faire bon ménage, la pratique de ce sport n'est pas contre-indiquée.

 

RETOUR