Atout Sport

 

La lutte anti-dopage.

 

 

Les structures en place.

 La lutte anti-dopage, sous l'égide du Ministère de la Jeunesse et des Sports fait intervenir différents acteurs:

Autant de questions auxquelles, moi, médecin préleveur assermenté de la lutte anti-dopage, je ne saurais répondre.

C'est la première dysfonction de ce dispositif : l'absence d'information de la "base provinciale" !!

(Il faut croire que seuls les sportifs parisiens se dopent.)

 

 

 

 

La formation des médecins "préleveurs".

Une demie journée de cours ( deux heures plus précisément ), suivie de trois stages ( accompagnement sur trois contrôles anti-dopage d'un médecin "sénior" ), et hop!!! vous êtes médecin agréé par la Jeunesse et Sports.

Et, après passage devant un juge, vous devenez assermenté.

Autant pour moi, j'allais oublié la formation continue. Une fois par an, notre cellule régionale de la Jeunesse et Sports réunit autour d'une bonne table ses médecins préleveurs, après le repas s'en suit plus ou moins une "réunion informative" où tout le monde digère, et allez hop !!! à l'année prochaine.

C'est là le seul contact que nous ayons avec les structures centralisées de la lutte anti-dopage.

 

 

Comment se décide un contrôle anti-dopage?

En fait, c'est une fédération sportive qui demande au Ministère de la Jeunesse et Sports de bien vouloir pratiquer un contrôle anti-dopage chez des sportifs appartenant à cette fédération, lors d'une compétition ou d'un entraînement.

Si une fédération ne se montre pas "empressée" de surveiller ses sportifs, le Ministère peut décider de son propre chef d'un contrôle anti-dopage.

En fait, avec la nouvelle loi de mars 1999, c'est la commission indépendante qui prendrait ces initiatives.

* * * * *

Le ministère ( ou la commission ?) joint alors la cellule régionale, ou directement le médecin préleveur "local", qui se retrouve mandaté pour effectuer ce contrôle.

Le brave médecin ira faire uriner 6 à 8 sportifs le jour de la compétition, puis enverra les échantillons recueillis, au Laboratoire national de lutte anti-dopage, situé dans la région parisienne. Et voilà son rôle est terminé !!!

En résumé, c'est "dame pipi" et préposé aux Postes.

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Des points positifs avec la nouvelle loi anti-dopage. 

  Sous la tutelle de madame Buffet, ministre de la Jeunesse et des Sports, une nouvelle loi anti-dopage a été adoptée. C'est la loi du 23 mars 1999 relative à la protection de la santé des sportifs et à la lutte contre le dopage

 Tout d'abord, la création d'une commission de lutte contre le dopage, autonome et dotée de moyens importants pour mener à bien son programme (l'enveloppe passe de 9 à 25 MF). Ceci permettrait d'augmenter les contrôles inopinés de 25 %. (Et à d'autres de vivre "grassement" du dopage.) 

Enfin, les sanctions pénales sont alourdies, avec des peines d'emprisonnement de deux ans à dix ans et des amendes de 5.000 à 500.000 F.

La lutte contre les pourvoyeurs parait le point vraiment positif.

 

En plus, 600 athlètes de haut- niveau profiteront d'un suivi médical gratuit.

  • Est-ce là le suivi longitudinal ?
  • Qui fera ce suivi?
  • Qui paiera?

Une prévention dès le niveau scolaire, par la création du carnet de santé du sportif.

La médecine du travail intervient dans le suivi médical des sportifs professionnels, dans le cadre de ses attributions normales de médecine préventive.

 

La question que l'on peut se poser : Les médecins scolaires et les médecins du travail sont-ils les acteurs du suivi longitudinal ?

Si c'est le cas, outre l'efficacité du système..., nous aurions là du personnel en place et déjà "budgétisé", donc de l'argent disponible pour des contrôles inopinés et.... pour autre chose !!

La création d'une cellule scientifique de coordination de la recherche fondamentale et appliquée sur les problèmes de dopage.

Ce qui débouchera, à n'en pas douter, sur une information des médecins préleveurs de la base.

 

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